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La présente charte expose, dans une première partie, les principes fondamentaux qui sous-tendent les idées et les actions des membres, notamment les dirigeants, de notre syndicat. Dans une deuxième partie, cette charte expose notre vision de l'entreprise et des rapports sociaux qui s'y (dé)nouent. Cette vision se veut conforme aux principes fondamentaux précités. |
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Principe de solidarité, libre marché.L'être humain est le seul être vivant à propos duquel on emploie le terme « personne ». Ceci souligne sa très haute dignité, qui surpasse la dignité de tout autre être vivant. En effet, seul l'homme est capable de s'autocomprendre, de s'autoposséder et de s'autodéterminer.Chaque personne, tout au long de sa vie, est titulaire de droits, dits « naturels », parce qu'elle les tient de la nature, et non pas du pouvoir politique. Ces droits préexistent à toute proclamation, à toute déclaration. Ce sont des droits libertés, des « droits de » et non pas des droits créances, des « droits à »1, sauf cas particuliers2. Il s'agit, essentiellement, de la liberté, de la sécurité et du droit de propriété. |
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Être libre, c'est n'être empêché par quiconque de faire ce qu'on pense devoir faire, en conscience. |
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Principe de subsidiaritéC'est une conséquence de la liberté. Il peut être énoncé comme suit. On ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions qu'ils sont (ou pensent être) capables de s'acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens. De même, ce serait commettre une grave injustice et troubler de manière très dommageable l'ordre social que de retirer aux groupements de niveau inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d'un rang plus élevé, les fonctions qu'ils sont en mesure de remplir eux-mêmes. L'objet naturel de toute intervention en matière sociale est d'aider, temporairement, les membres du corps social, et non pas de les absorber ni de les détruire. |
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Principe de solidarité, libre marché.Le terme « solidarité » exprime l'exigence de reconnaître dans l'ensemble des liens qui unissent les hommes et les groupes sociaux entre eux, l'espace offert à la liberté humaine pour pourvoir à la croissance commune. |
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Application à l'entrepriseTrop de syndicats voient dans l'entreprise le lieu où se matérialise cette lutte des classes dont ils entretiennent le mythe. Nous pensons, au contraire, que l'entreprise doit être un lieu de rapports constructifs régis par un ensemble de contrats. Une entreprise est en effet une association dans laquelle certaines personnes apportent des capitaux et d'autres du travail. Plus précisément, à la naissance de l'entreprise, quelqu'un pense qu'il existe dans la société un besoin latent à satisfaire, mais il n'a pas les moyens de le satisfaire seul. Il crée donc une entreprise et convainc différentes personnes de lui apporter des ressources, en leur expliquant que la vente des biens ou des services créés par l'entreprise permettra une certaine rémunération de ces ressources. Cette rémunération pourra être liée aux résultats (on l'appelle alors dividendes et ceux qui acceptent ce genre de risque s'appellent les actionnaires), ou elle pourra être définie d'avance (elle s'appelle alors intérêt, et les bénéficiaires sont les prêteurs). Ces participants sont liés les uns aux autres par des contrats. L'entreprise est alors en mesure de passer des contrats avec ceux qui vont lui apporter leur travail. |
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